LE FEU DE L’AMOUR DEVENU BRAISE

Cela faisait quatre jours
que je la regardais passer
en me disant toujours
que je devais lui parler.

Dix-huit ans mêmes pas révolus
mais déjà toute formée
mon coeur ne battait plus
je venais de craquer.

“ Pourquoi ne viens-tu pas ce soir,
nous sortons tous ensemble ? ”
Et dans un grand espoir
j’attendais, il me semble
un sourire onéreux
qui me rendrait heureux.

Nous sommes sortit à cinq,
une bien grosse erreur…
Accoudé sur le zinc
je comptais toutes les heures
que je passais tout seul
en la voyant sourire
à un ami commun que je lui présentais.

Etre chauffeur de garde
ça a aussi du bon,
dans l’rétro on regarde
ses erreurs de garçon
que l’on regrette alors
dans une vengeance amère.

Deux filles du grand Nord
qui n’faisaient pas l’affaire.
Je ne lui disais rien,
je digérais ma peine.
J’étais comme un vaurien
à qui on met les chaînes
pour l’écarter de soi.

Je sais qu’être romantique
est aujourd’hui dépassé,
mais cette vision antique,
je ne peux m’en passer.

On s’entendait très bien
et je ne comprenais pas
pourquoi un beau matin
elle me disait tout ça:
“ J’ai envie de quelqu’un
mais ne sais comment faire
tu le connais très bien
il ne peut que te plaire. ”

Concours de circonstance
dont je me serais passé,
alors qu’avec prestance
je pouvais l’embrasser
et la revoir en France.

Elle n’était pas pour moi,
mais si elle me relançait,
je n’hésiterais pas.

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