PASSAGE

Un jour, par un temps estival
Prévert bulait sur son pré vert
En regardant le festival
De deux parents biens trop sévères.
“ Tais-toi quand tu parles ! ”, disait le père
En lui décrochant une gifle
Digne du diable vauvert.
La petite fille trop fragile
Qui récoltait les fleurs du mal
En récitant les évangiles
De sa jeunesse baptismale
Ne tarda pas à s’effondrer
En larmes.
Larmes de désespoir
Larmes d’espoir
Larmes de poire.

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