PAUVRE PETIT D’HOMME

Lorsque le soleil surplombe la forêt d’émeraude,
Le sourire de l’enfant se distingue de ses pleurs.
Sa joie se dégage aisément de son coeur,
Comme les paillettes s’effacent des visages, en fraude.

Le vent de folie qui l’empare promptement
Dissimule la tristesse de chacun des enfants,
Et donne l’espoir d’une amélioration probable
De cette situation un peu inconfortable.

“ Il faut danser ! ”, dit un clown, du fond de la salle.
“ Chanter, s’amuser !… ”, reprirent les enfants de la balle.
Une musique se distingue au loin dans la vallée,
Animant cette ambiance qui commence à chauffer.

Et tout le village se mit à jouer et crier,
Achetant des sifflets et des choses à manger,
Alimentant peu à peu l’endettement familier,
Des familles malaisées d’une mauvaise société.

Plus personne ne voulait repartir
Mais le soleil a finir par s’enfuir,
Laissant place à une foule si déçue,
Etendue sur le sol, comme par un coup de massue.

“ Il faut dormir maintenant ! ”, dit quelqu’un,
“ Et penser à demain !… ”
Car demain pourrait être LE jour,
Où tout le monde connaîtrait l’amour
D’un bonheur le plus incertain.

Ce n’était que le pain quotidien
De ce fameux village forestier,
Qui devait payer ce sentiment journalier
Par la solitude d’un endroit très lointain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *