Une idée pour réduire le chômage rapidement

Je souhaiterais réagir à toutes ces Politiques du « Y a qu’à faut qu’on… ».

Comme le disait le fort intéressant M. Lamy ce matin sur RMC, « L’important, c’est l’objectif et l’objectif, c’est de diminuer le chômage. ». Indépendamment du fait qu’un entrepreneur n’embauche pas parce qu’il a des aides, mais parce qu’il y a plus de boulot, quand les aides sont bien faites, le cercle vertueux de l’embauche s’enclenche car nous manquons de main d’oeuvre… Et c’est là tout le défi : Enclencher un cercle vertueux, et sortir de ce cercle vicieux et pessimiste dans lequel les Français sont ancrés depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui, et depuis trop longtemps, le nombre de chômeurs augmente. Pour payer le chômage, on augmente les charges et les impôts, ce qui est un cercle vicieux ! Si nous réfléchissions dans l’autre sens… ?

Constats :

  • Un chômeur coûte 100% à l’Etat (donc à nous tous qui payons des impôts) pendant la durée de sa non-activité.
  • Pendant ce temps, il ne produit rien. Il ne crée pas de valeur pour la France. Pire, il pollue psychologiquement son entourage par son malheur…
  • Les entreprises ne peuvent plus embaucher car elles sont sclérosées par les charges, et de plus, sans pour autant donner du pouvoir d’achat aux employés à l’arrivée. Voir ce graphique : http://imgur.com/gallery/NyoZ2HW

Solutions :

Proposons une loi pour les entreprises de moins de 250 personnes (celles qui emploient le plus et qui innovent le plus) qui s’articulerait comme suit :

  • Pour l’embauche d’une personne en CDI et actuellement au chômage (pour éviter de profiter de cette loi lorsqu’il s’agit d’un « débauchage » et surtout pour réduire le nombre de chômeurs), une exonération totale de charges patronales pendant 12 mois, voire pendant 24 mois s’il s’agit d’un senior.
  • De plus, si cette embauche nécessite une formation de cette personne pour finaliser une meilleure adéquation de l’employé, au regard de ses compétences manquantes, le Pole Emploi donnerait à l’entreprise le montant qui était prévu pour le former, afin de s’en charger elle-même. Ce serait une formation bien plus efficace, et de l’argent de l’Etat bien dépensé.

Résultats attendus :

  • 100% de sa rémunération serait payée par une entreprise et non par l’Etat, ce qui représente bien plus (4,5 fois plus) que les charges patronales.
  • Cette dépense en moins pour l’Etat nécessiterait alors moins d’impôts.
  • Ce nouvel employé créerait alors de la valeur pour l’entreprise, qui vendrait alors plus, ce qui générerait de la TVA (20%), de la compétitivité, de l’innovation, ainsi que de la consommation par cette personne désormais sécurisée par un emploi stable (20% de TVA + impôts sur IR). Mieux, elle pourrait aussi investir dans l’immobilier… pour peu qu’on relie toutes ces aides pour créer une dynamique…

Pour résumer :

  • Les charges patronales « perdues par l’Etat » seraient totalement compensées par la consommation de l’employé et par la création de valeur de l’entreprise. Donc l’Etat ne perd rien. Mieux, il en sort bénéficiaire !
  • L’Etat perdrait un chômeur.
  • L’Entreprise gagnerait de la main-d’oeuvre qu’elle ne pouvait pas se payer.
  • La consommation de cet employé augmenterait. Donc des revenus supplémentaires de TVA…
  • Le paiement des retraites s’améliorerait d’une cotisation supplémentaire.
  • Le moral des Français remonterait, ce qui augmenterait aussi la consommation.
  • Nous replacerions la France dans un cercle vertueux de succès, ce qui nous placerait mieux dans l’Europe et faciliterait les aides internationales.
  • Les Syndicats ne seraient pas « frustrés », puisqu’il n’y aurait aucun conflit à gérer.
  • Et, cerise sur le gâteaux, nous pourrions diminuer l’impôt sur le revenu de TOUT LE MONDE, puisque moins de chômage.

J’espère avoir été suffisamment clair et motivant pour que vous véhiculiez cette idée, si vous la trouvez bonne évidemment. C’est celle d’un patron de boite Française, qui se pose de plus en plus la question de fuir un pays qui n’est plus à la hauteur des enjeux internationaux qu’il dit vouloir maîtriser…

Cérémonie de lancement du réseau Entreprise Europe PIC² : une grande avancée !

CCIPLe 17 septembre dernier, avait lieu la cérémonie de lancement de l’Enterprise Europe Network PIC² (Paris – Ile-de-France – Centre), dans les prestigieux salons de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.

 

CCIP

Grâce à ce réseau, l’Europe met l’entreprise au cœur de l’économie Européenne.

 

Après un remerciement aux Ambassadeurs, Ministres, Présidents d’OSEO et autres entité, Pierre SIMON, Président de la CCIP, de la CRCI Paris Ile-de-France et d’Eurochambres nous a sommairement présenté l’agenda de la cérémonie.

 

Pierre SIMON - CCIP

Après les Euro Info Centres et les Euro Chambres, l’EEN était inauguré comme un réseau européen au service des entreprises pour :

          S’informer sur l’actualité juridique et la réglementation européennes, les financements et les marchés publics européens,

          Développer son activité commerciale et/ou technologique en Europe,

          Innover en Europe et avec l’Europe.

Salons de la CCIP

 

Un des sujets intéressants était celui de l’internationalisation des PME. L’objectif était donc de faire comprendre aux chefs d’entreprises dans la salle (environ 200 personnes, 300 selon les organisateurs :)), mais aussi par la suite, que le terrain de jeu n’est plus simplement la France mais l’Europe toute entière.

Cependant, dans la réalité, ce n’est pas si clair…

D’après Françoise Le Bail, Directrice Générale Adjointe de la Direction Générale Entreprise et Industrie de la Commission Européenne, ce réseau existait déjà depuis une vingtaine d’années mais sous une forme différente. Il y avait en fait plusieurs réseaux. L’objectif était donc de tous les regrouper.

 

Françoise Le Bail

En relançant ce réseau l’objectif est de passer à une vitesse supérieure car le contexte a beaucoup évolué (délocalisation, mondialisation, compétitivité, etc.)

80% des entreprises européennes sont des PME ! Elles ont donc besoin de ce réseau composé de 600 membres dans toute l’Europe, et mis à la disposition des PME. On peut s’en servir pour contacter des sociétés étrangères en Europe, par exemple, mais aussi pour comprendre et appréhender tous les points noirs des législations locales.

Ce réseau doit donc aussi permettre de prévoir, comprendre et anticiper la législation Européenne. Il peut aussi nous aider à innover en rencontrant des acteurs complémentaires, ce qui est la clef de la compétitivité.

Espérons donc pourvoir profiter de ces infrastructures que nous payons… toutes et tous…