TRANQUILLITE EPHEMERE

Un soir au mois d’Août
par un temps bien trop doux
je prenais le métro
avec rien sur le dos
Arrivé à La Fourche
c’étaient pas les 3 douches
qui allaient m’empêcher
de suer sur mes pieds
Je coulais, je coulais, je coulais
je coulais tellement
que tous mes vêtements
étaient trop humides
pour retenir les lipides
qui s’évadaient de moi
Un accordéoniste est entré,
un peu trop mal fringué
pour que quiconque le prenne
pour autr’ chose qu’un clochard
Il m’a tué les oreilles
et arraché le soleil
qui s’était incrusté
dans mon coeur excédé
par tant de misère
Un soir au mois d’Août
par un temps bien trop doux
je prenais le métro
et j’en avais plein le dos.

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