Susciter l’intérêt
- Observez votre auditoire
- Même si a priori c’est le cas, une présentation orale n’est pas forcément un monologue. Pour peu qu’on s’y intéresse, il y a beaucoup d’interactions entre vous et votre auditoire. Leur comportement doit être capté, analysé. Leur interprétations éventuelles doivent être comprises et anéanties.
- Il est possible de lire sur le visage de quelqu’un le fait qu’il n’a pas compris ce que vous venez de dire. Dans ce cas, s’il n’y a pas trop de monde, vous pouvez vous permettre de questionner cette personne afin de préciser quelque chose qu’elle n’aurait pas comprise. S’il y a trop de monde, vous comprendrez par vous-même qu’il peut être utile de rajouter un petite phrase qui précisera davantage vos propos.
- Identifiez un « sponsor »
- Dans une salle, il y a toujours quelqu’un de plus passionné que les autres. Généralement, il acquiesce de la tête lorsque vous dites quelque chose d’important et pour laquelle il est d’accord.
- Un mouvement de tête montrant une approbation de ce que vous dites, vous indiquera la personne réactive. Il y a deux intérêt à identifier cette personne :
- Cela vous rassure de voir quelqu’un qui vous écoute attentivement
- Cela vous permet de rectifier vos phrases lorsque vous voyez que cette personne ne réagit pas à quelque chose d’important
- Réagissez
- Qui n’a jamais baillé lors d’une présentation ? Quelqu’un qui baille peux signifier deux choses :
a) Soit la personne est réellement fatiguée (auquel cas, nous ne pouvons pas grand chose)
b) Soit ce que vous dites est rébarbatif ou peu clair
- Dans les deux cas, votre auditoire a manqué ce que vous avez dit et il faut réagir. Personnellement, j’utilise plusieurs méthodes :
a) J’augmente la puissance de ma voix et la module afin de casser le rythme
b) Je pose une question ouverte à cette personne afin de susciter son intérêt et pour la réveiller. Par exemple, lors de la présentation de résultats d’un clients référence, vous pouvez lui demander s’il a déjà du faire face à la même situation par le passé…
c) Je quitte mon pupitre et fait quelques pas pour casser le rythme et l’inciter à me suivre du regard. Il se sent alors « obligé » de m’écouter pour ne pas « culpabiliser » de s’endormir…
d) Je marque une pause dans mon discours. Trois secondes de silence suffisent à refocaliser votre auditoire. Les gens se demandent alors ce qui se passe et se remette à écouter…
- Il est clair que vous ne devriez pas vous retrouver dans cette situation…
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